Stratégie

Jean-François Loiseau a répondu aux questions de Nicolas Beytout

Article publié le 23/02/18 à 13:16 par Sébastien Garnier
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Jean-François Loiseau a répondu aux questions de Nicolas Beytout
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Président de l’Intercéréales, Jean-François Loiseau explique ce qu’est l’interprofession de la filière céréalière dont il est à la tête. « C’est un regroupement de producteurs, de collecteurs, de transformateurs et d’exportateurs de céréales », indique l’agriculteur. « C’est toute la chaîne, de la terre, jusqu’à l’usine, jusqu’à l’exportation », continue-t-il. « Cette filière a été organisée de façon structurée il y a une petite dizaine d’années », précise-t-il. « Nous voulons montrer la cohérence entre l’agriculteur et l’usine, le transformateur », souligne Jean-François Loiseau. « Nous avons des concurrents dans le monde entier, il faut s’organiser en filière pour voir ce que veut le client », indique encore le président d’Intercéréales. « Un client marocain n’a pas les mêmes volontés qu’un client breton ou chinois », donne-t-il en exemple.

« Nous avons besoin d’entreprises fortes, familiales ou coopératives, pour pouvoir promouvoir les produits des fermes, des champs. Nous avons besoin d’usines. Ce monde-là est un monde dans lequel la France céréalière n’est pas en retard, mais elle ne doit pas rester derrière des concurrents comme l’Allemagne, les États-Unis », explique Jean-François Loiseau. « Nous devons être plus regroupés, jouer plus de compétitivité. C’est pour cela que dans le cadre de cette filière Intercéréales, nous voulons que chacun des maillons arrive à trouver des moyens de compétitivité », indique-t-il.

Concernant les normes, Jean-François Loiseau estime qu’elles « sont bien quand elles sont justes ». Sur l’interdiction du glyphosate, le président de l’Intercéréales juge que « s’il n’y a pas de solutions alternatives, c’est une mauvaise décision ». « Il faut moins de chimie, mais il faut un contrôle juste, des solutions combinatoires : chimiques, biologiques, écologiques », poursuit-il.

Emmanuel Macron est au Salon de l’agriculture samedi 24 février. « J’espère pouvoir lui dire que la France céréalière est le poumon de la France agricole », déclare Jean-François Loiseau. « Cette filière souffre, car il y a énormément de handicaps donc il faut supprimer ces handicaps », estime-t-il.

Source : https://www.lopinion.fr/video/lopinion/jean-francois-loiseau-filiere-int...