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L’agronomie au service de la performance des exploitations

Rencontres agronomiques Axéréal

C’est un pilier de la stratégie du groupe Axéréal. L’innovation agronomique est aujourd’hui présente au cœur de nombreux projets de la coopérative et de l’ensemble de ses activités. Elle doit accompagner les filières dans leur transition agricole et agroalimentaire, et concilier rentabilité économique et enjeux environnementaux.

L’agronomie au service de la durabilité des exploitations agricoles est depuis toujours l’un des axes stratégiques du développement du groupe Axéréal. Pour la coopérative, les recherches et expérimentations autour des plantes, des sols et des pratiques culturales doivent constituer l’une des lignes fortes du vaste plan de transformation dans lequel elle est engagée. « L’agronomie a toujours été un pilier majeur d’Axéréal, rappelle son président, Jean-François Loiseau. Elle a permis, à partir des années 70, de répondre aux objectifs de rendements et de qualité qui s’imposaient alors. »

De nombreux défis viennent désormais s’ajouter à l’équation : réduction des émissions de gaz à effet de serre, nécessité d’utiliser mieux et moins la chimie de synthèse, préservation de la biodiversité… L’innovation agronomique doit permettre d’y répondre, en même temps qu’elle y contribue, sur le plan économique, à la marge durable à l’hectare. « C’est une importante transition, qui va se mettre en place progressivement, et au cours de laquelle nous allons tous apprendre », poursuit Jean-François Loiseau.

Pour ce faire, Axéréal a révisé sa feuille de route agronomique, et mis en place des correspondants agronomiques dans chacune de ses six grandes régions territoriales. Pour favoriser cette transition, l’échange autour des nouvelles pratiques est encouragé.  « Il est essentiel de montrer, de partager avec les agriculteurs, explique le président d’Axéréal. Mais cela doit également être le cas avec l’ensemble des parties prenantes : techniciens, commerciaux, clients… ». Une manière de diffuser les avancées scientifiques, mais aussi de coconstruire à toutes échelles, et d’accélérer ainsi cette transition agroécologique.

La fertilité du sol, enjeu majeur des innovations agronomiques

Les questions de préservation du « capital sol », de son enrichissement, mais aussi de travail du sol, de lutte contre l’érosion ou contre l’enherbement massif seront au cœur des réflexions menées par Axéréal dans les années qui viennent. « La richesse d’un sol est essentielle pour la quantité et la qualité des grains que l’on récoltera », rappelle Jean-François Loiseau.

L’agronomie est une question de filière. Elle est centrale pour les activités agricoles de la coopérative bien sûr, mais l’agronomie s’invite également dans les préoccupations des activités de transformation agroalimentaire du groupe, en France comme à l’international. La qualité, le volume et la durabilité des récoltes, sont ainsi très observés par la malterie, la meunerie ou la nutrition animale.

Chez Axéréal, l’agronomie prend d’ailleurs un sens différent selon la région du globe dont on parle. En Argentine ou en Australie par exemple, les techniques pour limiter l’asséchement des sols sont au cœur des réflexions des producteurs d’orge. Au Canada, les travaux se concentrent davantage sur les problématiques de froid et de gel. « Et en Europe de l’Ouest et notamment en France, on se penche sur le parasitisme lié à notre climat océanique », poursuit Jean-François Loiseau.

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Un programme pour améliorer le bilan carbone des exploitations

Pour porter son ambition agronomique, le groupe Axéréal a lancé différents projets. C’est le cas notamment d’un programme carbone initié depuis l’été 2020, qui va permettre d’accompagner 26 agriculteurs durant cinq ans. Une initiative qui part d’un constat : « Le secteur agricole possède, à travers ses sols, des puits de carbone naturel. Il est ainsi en capacité de stocker ce même carbone atmosphérique et représente donc un acteur stratégique dans la lutte contre le changement climatique », explique Pierre du Peyroux, responsable du programme.

Première étape pour les agriculteurs « ambassadeurs » : « Un bilan des émissions de gaz à effet de serre est réalisé sur leur exploitation afin qu’ils puissent se situer », explique-t-il. Le constat établi, des actions seront déployées. Certains participants pourront, par exemple, introduire, dans les rotations, des cultures fixant l’azote (les légumineuses) afin de réduire les émissions. D’autres réaliseront un couvert multi-espèces (plantes compagnes), de manière à augmenter les capacités de stockage du carbone. « Des diagnostics permettront d’évaluer régulièrement les résultats obtenus », explique Pierre du Peyroux.

Céréalier à Maillet, dans l’Indre, Xavier de Verneuil s’est lancé dans ce projet au second semestre 2020. Le diagnostic réalisé cet hiver sur ses pratiques s’est avéré positif : de manière globale, son exploitation est stockeuse de carbone. Il travaille aujourd’hui sur des voies d’amélioration, notamment au niveau de la fertilisation des sols. « J’ai remplacé cette année une partie de mes engrais minéraux par du compost », explique-t-il.

Le programme permet, selon lui, de « regarder différemment son exploitation. C’est très intéressant : nous sommes habitués à l’analyser d’un point de vue économique ou technique. Là, nous l’observons sous l’angle du bilan carbone. C’est un nouveau critère de jugement de nos pratiques et de nos cultures ». Un critère essentiel, aux yeux de Xavier de Verneuil : « Nous nous concentrons sur un élément clé : la qualité de mes sols, qui constituent mon premier outil de travail. »

Les agriculteurs lancés aujourd’hui dans ce programme sont des pionniers. Leurs pratiques, leurs retours d’expériences permettront dans le futur, à d’autres exploitations, de s’engager à leur tour pour améliorer leur bilan carbone. En lançant cette initiative, Axéréal accélère donc la transition agricole. « C’est particulièrement positif que le groupe soit à l’avant-garde et s’engage dès aujourd’hui sur la question des bilans carbone, estime Xavier de Verneuil. Car c’est un sujet qui va prendre une grande importance dans le futur ». Ce que confirme Pierre du Peyroux : « Les exploitations devront, demain, limiter leurs émissions. Ce programme est donc une façon de prendre de l’avance. »

Un programme qui a également une seconde vocation : « Il doit permettre de trouver des financements pour mener cette transition », explique son responsable. Ainsi, dans le futur, les tonnes de CO2 évitées ou séquestrées par les agriculteurs pourront être achetées par des clients souhaitant diminuer les émissions dans leur chaîne de production, et ainsi réduire l’empreinte carbone de leur société. Des échanges sont d’ores et déjà menés avec des acteurs des filières sur le sujet. A terme, un système d’échange sous la forme de certificats carbone pourra être mis en place. « Ce qui permettra de valoriser les pratiques mises en place sur nos exploitations », conclue Xavier de Verneuil.

 

Xavier de Verneuil

 

Changement climatique : Boortmalt engagé dans l'agriculture durable

Boortmalt, leader de la production de malt, accompagne le monde agricole dans le déploiement de solutions agronomiques innovantes. « Nous constatons à chaque moisson combien le changement climatique impacte la production d'orges brassicoles et l'ensemble de la filière », explique Rodrigo Vilches, Responsable du pôle agriculture de Boortmalt. « Nous avons donc cherché à jouer un rôle actif pour atténuer ces risques mais surtout réduire notre empreinte environnementale depuis le champ jusqu'à la livraison du malt chez le brasseur ».

C'est dans ce cadre qu'un projet pilote a été engagé en 2019 en Irlande avec un partenaire spécialisé dans les services d’agriculture de précision. Le but de cette initiative : tester l’apport de l’imagerie satellitaire pour la conduite des cultures notamment dans l’amélioration des rendements et l'ajustement des intrants aux besoins de la plante. La plateforme mise en place permet de fournir des rapports hebdomadaires sur le développement des plantes, les tendances des températures et précipitations mises à jour, mais aussi les rendements et les éventuels problèmes de qualité au moment de la récolte. « Les premiers résultats ont été très positifs », indique Tom Bryan, Responsable agronomique pour le Royaume-Unis et l'Irlande.

Suite à ces premières expérimentations, des travaux sont en cours pour créer de nouvelles solutions. L’objectif des scientifiques est de mettre au point un modèle de prévision du rendement de l’orge ainsi qu’un tableau de bord alertant sur les risques potentiels pour les cultures d’orge brassicole. Des innovations qui doivent, in fine, améliorer le rendement et la qualité de l’orge, tout en agissant en faveur de l’environnement (à travers notamment la réduction de la consommation d’eau et d'intrants). « Notre ambition est d'accompagner les agriculteurs dans l'évolution de leurs pratiques culturales pour préserver les ressources naturelles en assurant un approvisionnement de qualité. L'agriculture durable est un des 4 piliers principaux de notre stratégie RSE que nous avons défini par rapport au référentiel de développement durable des Nations Unies », conclut Inge de Winne, Directrice Supply Chain & Développement Durable chez Boortmalt.

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